Mise en lumière de 2 projets au Cameroun

Jeudi 15 mars 2018

Malgré une situation économique plus optimiste que dans certains des pays voisins, la pauvreté a fortement progressé au Cameroun, affectant près de 40% de la population. La détresse économique dans laquelle se trouvent de nombreuses familles pousse dans la rue des enfants de plus en plus jeunes. Ce contexte rend le travail de médiation familiale plus complexe encore, face à des familles qui rompent totalement les liens avec leur enfant.

Le centre de stabilisation PK24 de la Chaîne des Foyers Saint Nicodème (Cameroun) a accueilli 64 enfants et jeunes sortant de la rue, en 2017.

Le centre diversifie les activités proposées aux enfants accueillis, activités professionnelles (élevage, maraîchage) et ludiques ce qui pousse les enfants à s’investir pleinement et ainsi limite le nombre de fugues par rapport aux années précédentes. Ces activités permettent aux jeunes de s’ouvrir au monde et de découvrir un métier, posant ainsi les bases de leur réinsertion. Un important travail est également réalisé avec les familles des enfants accueillis. En 2017, 19 parents ont pu être identifiés et certains se sont même rendus au centre. La sensibilisation à l’importance de la famille dans la construction de l’enfant est primordiale pour atteindre pleinement l’objectif de réunification familiale.

De son côté, le centre socio-éducatif de l’Espoir porté par l’AJDN (Association des Jeunes Dynamiques de Nkongnine) a pu accueillir 130 enfants venant de milieu ruraux, dont la moitié sont des filles. Les activités déployées sont des activités de soutien scolaire et de loisir. L’engouement et l’assiduité au soutien scolaire ont été tels qu’ils ont permis un taux de réussite de 100% au concours d’entrée en 6ème.

L’AJDN encadre également 45 mineurs incarcérés qui ont ainsi pu bénéficier d’un accompagnement global, judiciaire, éducatif, de médiation familiale et matériel. Ce travail a permis à 80% des jeunes de retourner en famille à la fin de leur incarcération. L’équilibre reste cependant fragile.  Malgrè un taux de réunification familiale important, retourner dans la même situation de désœuvrement qui a poussé ces jeune au délit, augmente les risques de récidive. L'AJDN étudie donc la possibilité d'un renforcement de son accompagnement post incarcération en proposant un accompagement ciblé sur l'insertion professionnelle.

 

 

Crédit photos © Besnard/Apprentis d'Auteuil

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